RECHERCHE & ÉQUIPE


RECHERCHE

Benjamin Bertrand s’intéresse à la question de l’origine, à son mouvement ondulatoire, aux formes plastiques et imaginaires qu’elle produit. Filant la métaphore météorologique, ses deux premières pièces, Orages et Rafales, font signe vers l’état d’instabilité de l’air et du temps, ce fluide qui lie l’espace du dedans à celui du dehors. Son premier solo Orages, réalisé en collaboration avec le vidéaste Patrick Laffont, est une autofiction chorégraphique, qui part d’une donnée biographique, sa naissance sous X. Rafales, trio pour Léonore Zurflüh, Benjamin Bertrand et Florent Colautti, deux performers et un compositeur, poursuit cette recherche autour d’un mouvement ondulatoire : celui du vent contre une matière volatile.

Il s’intéresse à l’expérience chorégraphique en ce qu’elle est liée à une expérience de la relation : à la spatialité et au vide, à l’Autre et à l’intensité vibratoire.


EQUIPE

FRANCAIS

Benjamin Bertrand / Concept, direction artistique & chorégraphie 

Né à Paris en 1989, Benjamin Bertrand étudie la littérature et la philosophie en khâgne puis à la Sorbonne (Paris-IV). En parallèle de ses études universitaires, il intègre le Conservatoire des abbesses (Paris) et en sort diplômé en 2011.

Il est ensuite interprète pour Olivier Dubois dans Tragédie et Auguri, le plasticien Jean-Luc Verna dans Uccello, uccellacci and the birds, la metteure en scène Marine Mane dans À mon corps défendant, Philippe Quesne et Egle Budvityte dans le cadre du Pavillon Neuflize du Palais de Tokyo et du Vivarium Studio, Francois Stemmer dans Seventeen.

En tant qu’auteur, il débute De l’orage, trio de recherche sur la mélancolie de Dürer et de Lars Von Trier. En 2015, il crée Orages, solo autofictionnel en collaboration avec Patrick Laffont, où il explore la question de l’origine à partir d’une donnée autobiographique : celle de sa naissance sous X. En 2016, il poursuit sa recherche autour de l’origine et de son mouvement ondulatoire avec Rafales, pièce chorégraphique pour deux interprètes et un compositeur de musique électronique, accompagné de Leonore Zuflüh et Florent Colautti. Rafales a reçu la bourse d’écriture de la Fondation Beaumarchais / SACD.

En 2018, il débute un dyptique appelé Recherche du mouvement global avec Que l’étendue nous déserte, projet d’une installation collaborative avec l’artiste sonore Jean-François Laporte.

Il s’intéresse à l’expérience chorégraphique en ce qu’elle est liée à une expérience de la relation : à la spatialité et au vide, à l’Autre et à l’intensité vibratoire.

ENGLISH

Born in Paris in 1989, Benjamin Bertrand studied literature and philosophy in preparatory classes and at the Sorbonne (Paris-IV). In parallel with his university studies, he starts superior studies in contemporary dance in the Conservatoire des Abbesses (Paris).

As a performer, he has worked with Olivier Dubois in Tragédie and Auguri, with the visual artist, singer and performer Jean-Luc Verna, in Uccello, uccellacci and the birds, the theater director Marine Mane in À mon corps défendant, Philipp Quesne and Egle Budvityte in the frame of the Pavillon Neuflize and the Vivarium Studio, François Stemmer in Seventeen.

In 2013, he began to work on the trio De l’orage, a choreographic research on melancholia, influenced by Dürer and Lars Von Trier. In 2015, he debuted his first solo work, Orages, a piece based on the theme of the native land created in collaboration with Patrick Laffont. The work is an archaeological exploration of origins and of the autobiographical question of his anonymous birth. In 2016, he also was part of the program Prototype III at the Fondation Royaumont.

He continues his research in 2016 into matrix movements with Rafales, a piece for a duo and an electronic music composer. Rafales was selected to receive a writing grant from Fondation Beaumarchais-SACD.

In 2018, he starts a trilogy on the void by Que l’étendue nous déserte, project of a collaborative installation with the canadian sound artist, Jean-François Laporte. 

He is interested in the choreographic experience as it is linked to an experience of the relation : to spatiality and emptiness, to the Other and the vibration intensity.


Patrick Laffont, plasticien 

Il a été formé à l’École Supérieure d’art et de design Marseille-Méditerannée (ancienne Esbam), où il a obtenu un DNAP en 1998 et un DNSEP en 2000. Il développe principalement au sein de l’école un travail photographique pour glisser vers la vidéo dans sa capacité de saisissement de l’instant. De 2001 à 2005 il réalise les dispositifs vidéos et scénographiques du collectif Skalen (collaborateurs principaux Jean-Marc Montera et Michèle Ricozzi) avec lequel il participe aux tournées en Europe. Il participe à plusieurs projets européens en collaboration avec des compagnies italienne, estonienne et allemande. il travaille pour Montévidéo, centre de création contemporaine, théâtre, musique, écriture, où il s’investit dans le développement du lieu et des festivals ActOral (de 2001 à 2010) et Nuit d’hiver (depuis 2002). Il sera en charge également de l’identité visuelle des différentes structures. Il rejoint le Collectif MxM en 2005 pour la création de (F)lux et signe les vidéos des créations du collectif depuis lors (SUN & Reset de Cyril Teste, [.0] du Collectif MxM, Electronic City de Falk Richter, (F)lux de Patrick Bouvet). Il collabore aux projets « École nomade » et « Réseaux parallèles » qui tend à faire travailler ensemble des étudiants issus d’écoles supérieures d’horizons divers (CRR, Beaux-Arts, écoles supérieures de techniciens,…). En parallèle il collabore avec Hubert Colas depuis 2002 pour qui il crée les vidéos de ses spectacles. Il travaille avec Yves-Noël Genod sur deux projets au Théâtre 2 Genevilliers lors des TJCC et au théâtre de Vanves lors du festival ARTDANTHÉ Depuis 2011 il conçoit l’iconographie de la Scène nationale de Cavaillon. Il collabore récemment avec le Fond régional d’Art contemporain Provence-Alpes-Côtes d’azur.


Léonore Zurflüh, assistanat à la création & danseuse-interpète

Léonore Zurflüh est née en Suisse en 1986. Elle débute sa formation à l’école de danse contemporaine de Rorschach puis s’installe à Paris à l’âge de dix-sept ans. Elle est autodidacte et se forme grâce à de nombreux workshops et cours.

Elle travaille pour la compagnie de Sonia Sik Sik Metaiche,Niki Noves et Jean-Guillaume Weiss au Grand Théâtre du Luxembourg.
En tant qu’actrice, elle collabore avec le réalisateur Luc besson, Christoph Duchand et Gao Xingyang.
Elle travaille aussi depuis cinq ans avec le duo de chorégraphes I COULD NEVER BE A DANCER.
En 2012, lors d’un voyage en Israël, elle rencontre Sharon Friedman (basé a Madrid) avec qui elle est en création actuellement. En 2016, elle poursuit sa collaboration avec le chorégraphe Benjamin Bertrand autour du projet Rafales.


Florent Colautti, créateur sonore

Après des études de musique classique et un diplôme en architecture et en restauration du patrimoine ancien, il obtient un DEM (1er prix) de composition électroacoustique et instrumentale au conservatoire de Bordeaux. Il continue son parcours à Paris auprès de P. Leroux, T. Blondeau, R.R. Larivière et lors de formations en France et à l’étranger (PrototypeIII-Abbaye de Royaumont, Manifeste-Ircam-centrePompidou, centre d’art Orford/Ca, Imal/Be, Musique et recherche/Be).

Il a collaboré avec des centres de création, des compagnies et des musiciens. Ses projets ont été présentés en France, Espagne, Belgique, Allemagne, Italie, Maroc, Canada, et aux Etats-Unis, lors de festivals tels que Extension-La Muse en Circuit, Nuit d’Hiver-GRIM, Futura-Cie Motus, Sonic Odyssey-Los Angeles, InSonora-Madrid, numérique Marrakech-Maroc, Firenze Multimedia Festival-Firenze. Il a joué dans des lieux tels que le 104-Paris, Center for New Music-San Francisco, CAPC-Bordeaux, et le GMVL à Lyon.

En 2014, il crée le Studio Corps Electriques, axé sur la recherche et le développement en arts-musique-espace.

Il a reçu un Prix Sacem, un 1er prix au concours «Vacances Percutantes » pour un quatuor de percussion. Sa pièce « Jupiter » est nominée pour le prix du public et la Mention Bernard Donzel-Gargand pour le meilleur travail narratif au prix international d’art sonore Luigi Russolo.

Il a également reçu les bourses « Hessen-Aquitaine » (Fondation Heinrich Mann) et « George Sand-Frédéric Chopin » (Fondation Genshagen). Son travail a également été sélectionné dans les concours « Banc d’essai-InaGRM « , « MIXTUR » et « festivals Sirga ». Il fut finaliste au concours d’orgue de St Bertrand de Comminges.

Depuis 2010 il développe le projet “e-String”, un instrument hybride électronique/acoustique de sa fabrication, avec lequel il participle à une résidence Art et Science d’un an, dans le cadre des actions du SCRIME en convention avec l’Université Bordeaux 1, le LaBRI, l’IPB et le Conservatoire de Bordeaux.

En 2016, il débute une collaboration avec le chorégraphe Benjamin Bertrand rencontré à la Fondation Royaumont autour du projet Rafales.


Abigail Fowler, créatrice lumière

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