RECHERCHE & ÉQUIPE


RECHERCHE

Benjamin Bertrand s’intéresse à la question de l’origine, à son mouvement ondulatoire, aux formes plastiques et imaginaires qu’elle produit. Filant la métaphore météorologique, ses deux premières pièces, Orages et Rafales, font signe vers l’état d’instabilité de l’air et du temps, ce fluide qui lie l’espace du dedans à celui du dehors. Son premier solo Orages, réalisé en collaboration avec le vidéaste Patrick Laffont, est une autofiction chorégraphique, qui part d’une donnée biographique, sa naissance sous X. Rafales, trio pour Léonore Zurflüh, Benjamin Bertrand et Florent Colautti, deux performers et un compositeur, poursuit cette recherche autour d’un mouvement ondulatoire : celui du vent contre une matière volatile.


EQUIPE

Benjamin Bertrand, concepteur et chorégraphe 

Né à Paris en 1989, Benjamin Bertrand étudie la littérature et la philosophie en khâgne puis à la Sorbonne. En parallèle de ses études universitaires, il découvre la danse contemporaine auprès de Claire Servant et d’Odile Azagury et intègre le cycle supérieur du Conservatoire des Abbesses (Paris) en 2009 et en sort diplomé en 2011. Entre 2011 et 2013, il est interprète pour Karine Saporta (Princesse de Milan), Philippe Quesne et Eglė Budvytytė (Pavillon Neuflize du Palais de Tokyo, Vivarium Studio), Ingrid Florin (Au Nom du Père). Il collabore avec Nicolas Guimbard et Mari-Mai Corbel pour Matériau X présentée au Festival Artdanthé 2013.

Il travaille principalement avec Olivier Dubois, au sein du Ballet du Nord, en tant qu’interprète de Tragédie, présentée au Festival d’Avignon 2012. Il collabore également avec le metteur en scène François Stemmer pour Seventeen.

En 2013, il crée Centaures, commande du Prix Science Po pour l’Art contemporain, et obtient une résidence au Point Ephémère (Paris) durant la saison 2013-14. Il débute sa recherche autour du trio De l’orage (prélude) inspiré de Melancholia de Lars Von Trier autour du sentiment de la fin.

En 2014, il crée Orages, solo autofictionnel en collaboration avec Patrick Laffont, où il explore la question de l’origine à partir d’une donnée autobiographique : celle de sa naissance sous X. En 2015, il crée O\VIDE, duo pour la galerie haute du Palais de Tokyo, accompagné de Patrick Laffont à la vidéo et de Léonore Zurfluth à l’interprétation.

En 2016, il est interprète dans Auguri, nouvelle création d’Olivier Dubois, collabore avec l’artiste Jean- Luc Verna dans sa première pièce Uccello, Ucellacci and the Birds  et avec la metteure en scène Marine Mane dans À mon corps défendant. Il participe également à Prototype III, programme de la Fondation Royaumont, axé autour de la citation dans le champ de la création chorégraphique . Accompagné de Léonore Zurflüh et Florent Colautti, il poursuit sa recherche autour de l’origine et de son mouvement ondulatoire avec Rafales, pièce chorégraphique pour deux interprètes et un compositeur de musique électronique. Rafales est un des projets lauréats 2016 de la bourse d’aide à l’écriture de la Fondation Beaumarchais/SACD.


Patrick Laffont, plasticien 

Il a été formé à l’École Supérieure d’art et de design Marseille-Méditerannée (ancienne Esbam), où il a obtenu un DNAP en 1998 et un DNSEP en 2000. Il développe principalement au sein de l’école un travail photographique pour glisser vers la vidéo dans sa capacité de saisissement de l’instant. De 2001 à 2005 il réalise les dispositifs vidéos et scénographiques du collectif Skalen (collaborateurs principaux Jean-Marc Montera et Michèle Ricozzi) avec lequel il participe aux tournées en Europe. Il participe à plusieurs projets européens en collaboration avec des compagnies italienne, estonienne et allemande. il travaille pour Montévidéo, centre de création contemporaine, théâtre, musique, écriture, où il s’investit dans le développement du lieu et des festivals ActOral (de 2001 à 2010) et Nuit d’hiver (depuis 2002). Il sera en charge également de l’identité visuelle des différentes structures. Il rejoint le Collectif MxM en 2005 pour la création de (F)lux et signe les vidéos des créations du collectif depuis lors (SUN & Reset de Cyril Teste, [.0] du Collectif MxM, Electronic City de Falk Richter, (F)lux de Patrick Bouvet). Il collabore aux projets « École nomade » et « Réseaux parallèles » qui tend à faire travailler ensemble des étudiants issus d’écoles supérieures d’horizons divers (CRR, Beaux-Arts, écoles supérieures de techniciens,…). En parallèle il collabore avec Hubert Colas depuis 2002 pour qui il crée les vidéos de ses spectacles. Il travaille avec Yves-Noël Genod sur deux projets au Théâtre 2 Genevilliers lors des TJCC et au théâtre de Vanves lors du festival ARTDANTHÉ Depuis 2011 il conçoit l’iconographie de la Scène nationale de Cavaillon. Il collabore récemment avec le Fond régional d’Art contemporain Provence-Alpes-Côtes d’azur.


Léonore Zurflüh, assistanat à la création & danseuse-interpète

Léonore Zurflüh est née en Suisse en 1986. Elle débute sa formation à l’école de danse contemporaine de Rorschach puis s’installe à Paris à l’âge de dix-sept ans. Elle est autodidacte et se forme grâce à de nombreux workshops et cours.

Elle travaille pour la compagnie de Sonia Sik Sik Metaiche,Niki Noves et Jean-Guillaume Weiss au Grand Théâtre du Luxembourg.
En tant qu’actrice, elle collabore avec le réalisateur Luc besson, Christoph Duchand et Gao Xingyang.
Elle travaille aussi depuis cinq ans avec le duo de chorégraphes I COULD NEVER BE A DANCER.
En 2012, lors d’un voyage en Israël, elle rencontre Sharon Friedman (basé a Madrid) avec qui elle est en création actuellement. En 2016, elle poursuit sa collaboration avec le chorégraphe Benjamin Bertrand autour du projet Rafales.


Florent Colautti, créateur sonore

Après des études de musique classique et un diplôme en architecture et en restauration du patrimoine ancien, il obtient un DEM (1er prix) de composition électroacoustique et instrumentale au conservatoire de Bordeaux. Il continue son parcours à Paris auprès de P. Leroux, T. Blondeau, R.R. Larivière et lors de formations en France et à l’étranger (PrototypeIII-Abbaye de Royaumont, Manifeste-Ircam-centrePompidou, centre d’art Orford/Ca, Imal/Be, Musique et recherche/Be).

Il a collaboré avec des centres de création, des compagnies et des musiciens. Ses projets ont été présentés en France, Espagne, Belgique, Allemagne, Italie, Maroc, Canada, et aux Etats-Unis, lors de festivals tels que Extension-La Muse en Circuit, Nuit d’Hiver-GRIM, Futura-Cie Motus, Sonic Odyssey-Los Angeles, InSonora-Madrid, numérique Marrakech-Maroc, Firenze Multimedia Festival-Firenze. Il a joué dans des lieux tels que le 104-Paris, Center for New Music-San Francisco, CAPC-Bordeaux, et le GMVL à Lyon.

En 2014, il crée le Studio Corps Electriques, axé sur la recherche et le développement en arts-musique-espace.

Il a reçu un Prix Sacem, un 1er prix au concours «Vacances Percutantes » pour un quatuor de percussion. Sa pièce « Jupiter » est nominée pour le prix du public et la Mention Bernard Donzel-Gargand pour le meilleur travail narratif au prix international d’art sonore Luigi Russolo.

Il a également reçu les bourses « Hessen-Aquitaine » (Fondation Heinrich Mann) et « George Sand-Frédéric Chopin » (Fondation Genshagen). Son travail a également été sélectionné dans les concours « Banc d’essai-InaGRM « , « MIXTUR » et « festivals Sirga ». Il fut finaliste au concours d’orgue de St Bertrand de Comminges.

Depuis 2010 il développe le projet “e-String”, un instrument hybride électronique/acoustique de sa fabrication, avec lequel il participle à une résidence Art et Science d’un an, dans le cadre des actions du SCRIME en convention avec l’Université Bordeaux 1, le LaBRI, l’IPB et le Conservatoire de Bordeaux.

En 2016, il débute une collaboration avec le chorégraphe Benjamin Bertrand rencontré à la Fondation Royaumont autour du projet Rafales.


Abigail Fowler, créatrice lumière

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